Une étude inédite pointe les forts écarts de recettes perçues entre les villes.

Dans une discrète note publiée ce lundi, la Direction générale des finances locales (DGCL) pointe les écarts abyssaux du poids de la taxe foncière, selon la ville dans laquelle vous êtes propriétaire.

Au global, cet impôt local, qui est à la fois prélevé par les villes et les départements, a permis d’engranger près de 33,6 milliards d’euros de recettes en 2018. La médiane des sommes collectées (dans la moitié des communes la taxe est plus élevée, dans l'autre moitié, elle est plus basse) se situe à 276 euros par habitant, l’unité de mesure choisie par l’étude. Mais ce montant varie du simple au triple, selon les communes. Ainsi dans une ville sur dix, la taxe foncière atteint 535 euros par habitant, alors que dans une sur dix également, elle tombe à 175 euros par habitant.

Autre enseignement de l’étude : les recettes des taxes foncières sont généralement plus faibles dans les petites bourgades (312 euros par habitant dans les villes de moins de 200 habitants) que dans les grandes villes (566 euros par habitant dans les villes de plus de 50.000 habitants).

Evidemment, ces données doivent être prises avec des pincettes, le niveau de taxation pouvant aussi varier selon la couleur politique des édiles. A noter que ces données statistiques peuvent aussi être déformées dans les villes de villégiature, où les résidences secondaires sont nombreuses et où le nombre d’habitants est inférieur au nombre de contribuables