KABXIQZ5BHX6WXBBT7LGP474SM Rachat ou renégociation de prêt immobilier : comment en profiter

Les taux extrêmement bas sont favorables à la renégociation de crédit. Nos conseils si l’aventure vous tente.

Pour un rachat de crédit, vous pouvez soit démarcher les banques, soit faire appel à un courtier. =

Économiser plusieurs dizaines de milliers d'euros sans changer d'appartement, ni de maison, juste en renégociant avec votre banque ou en faisant racheter votre prêt par un concurrent… C'est ce que permet, dans certains cas, la conjoncture actuelle de taux extrêmement bas. Voici ce que vous devez avoir en tête.

Vous n'êtes pas mariés à votre banque ! Un prêt immobilier est un contrat qui court sur de nombreuses années, généralement de quinze à vingt ans. Et, comme tout contrat, il est possible de le casser. À condition d'y mettre les formes et le prix. Si vous souhaitez profiter des taux bas, deux options s'offrent à vous : soit renégocier avec votre banquier, soit faire racheter votre emprunt par un établissement concurrent.

Tentez d'abord de renégocier. Commencez par prendre rendez-vous avec votre actuel conseiller. Demandez-lui, si, au vu du contexte de taux extrêmement bas, il peut vous concéder un geste commercial. Rien ne l'y oblige. D'ailleurs, si vous n'avez pas domicilié vos revenus dans votre banque, il y a peu de chance pour que votre conseiller vous déroule le tapis rouge… Et, n'oubliez jamais que cette démarche est facturée. « Les banques ont considérablement alourdi leurs frais de dossiers lorsqu'elles renégocient avec leurs clients », signale Sandrine Allonier, porte-parole du courtier Vousfinancer. Comptez, pour ces frais, 1 000 € environ ou 1 % du capital restant dû.

 

Faites preuve de ténacité. Si la renégociation ne fonctionne pas, il faudra alors solliciter d'autres établissements financiers, soit en les démarchant vous-mêmes, soit en mandatant un courtier qui se chargera des démarches administratives. Votre banque ne peut pas s'opposer à ce que vous fassiez racheter votre crédit. Elle devra vous fournir le « décompte de remboursement anticipé ». Un document officiel - et souvent payant - que vous devrez réclamer.

 

Les conditions à remplir. Attention, faire racheter son prêt demande quelques longues démarches : vérifiez que cela est intéressant pour vous ! « Il faut au minimum avoir encore 100 000 € à rembourser, être dans la première moitié de son prêt, et avoir un écart de 0,7 à 1 point entre l'ancien et le nouveau taux », rappelle Sandrine Allonier, porte-parole du courtier Vousfinancer. Pourquoi ? Car lorsque vous quittez votre banque pour un concurrent, votre établissement d'origine vous applique des pénalités financières (3 % du capital restant dû plafonné à 6 mois d'intérêt). Au total, selon les spécialistes, ce sont surtout les personnes qui ont emprunté avant 2016 - quand les taux dépassaient les 2 % - qui doivent se pencher sur la question d'un rachat de prêt.


Enfin, n'oubliez pas la question de l'assurance. Si vous avez été malade depuis la souscription de votre emprunt, vous risquez de ne pas pouvoir renégocier. En effet, faire racheter son prêt c'est changer d'emprunt, donc changer d'assurance. A contrario, si tout va bien, vous allez même pouvoir gagner un peu d'argent supplémentaire en souscrivant, au passage, une nouvelle assurance. « Les taux sont entre 1 et 1,5 % et les assurances coûtent, elles, de 0,3 à 0,4 %. Donc, l'assurance emprunteur est une grosse partie du coût du crédit », rappelle Philippe Taboret, directeur général adjoint du courtier Cafpi. Or, lors de la renégociation, le montant de l'emprunt a logiquement diminué et votre assurance devrait, a priori, vous coûter moins cher.

 
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