XVM13122f0a-f62a-11e8-82f2-ef873a7d569f Ile-de-France : le volume de bureaux loués devrait signer un record en 2018

À l’occasion du Salon de l’immobilier d’entreprise (SIMI), qui ouvre ses portes aujourd’hui, coup de projecteur sur un secteur en forme. Plus de 2,6 millions de m² de bureaux devraient être loués en Ile-de-France pour 2018. Du jamais vu depuis plus de 10 ans.

Bonne nouvelle pour les particuliers porteurs de parts de SCPI spécialisées dans l’immobilier de bureaux. Depuis déjà quelques années, le marché immobilier tertiaire a le vent en poupe. À l’heure où s’ouvre le SIMI, le grand rendez-vous annuel parisien des professionnels de ce secteur, les résultats de l’année 2018 sont bons et les perspectives 2019, positives.

D’ici la fin de cette année, la région Île-de-France devrait avoir enregistré 2,6 à 2,8 millions de mètres carrés de bureaux loués. «C’est en termes de volume un record qui n’a pas été atteint depuis les années fastes de 2006 et de 2007. Cela s’explique par une conjoncture économique porteuse qui influe positivement sur le climat des affaires. Les entreprises développent leurs activités. Elles embauchent et cherchent donc à louer des surfaces plus grandes. Cette demande forte contribue au dynamisme du marché», explique Philippe Perello, associé gérant de Knight Frank France.

Dans ce contexte, l’offre disponible de surfaces à louer commence à se raréfier notamment dans les secteurs les plus demandés (à Paris et en première couronne ouest). Le stock de mètres carrés immédiatement disponibles en région parisienne vient de passer sous le seuil des 3 millions, soit une contraction de 13 % en un an. Un score aussi bas n’avait pas été enregistré depuis

Dans Paris intra muros, il s’élève à 2,2 %, «du jamais vu depuis 2001», souligne le broker CBRE. À la Défense, ce taux s’établit à 4,7 %. Ce manque d’espaces de qualité contribue à faire monter les valeurs locatives. Dans le quartier central des affaires de Paris, le loyer «prime» a bondi de 9 % en un an, pour s’établir à 840 € par mètre carré par an. En Île-de-France, la progression s’établit à 4 % pour les bureaux de première main et à 6 % pour ceux de seconde main.

Un secteur de bonne santé

Cette bonne santé du marché locatif rejaillit favorablement sur celui de l’investissement. «Portés par un cycle économique encore positif qui devrait améliorer les résultats des sociétés, les investisseurs prévoient encore une poursuite de la croissance des loyers en priorité sur Paris, puis le croissant ouest et la Défense», indique Laurent Boucher, président de BNP Paribas Real Estate Advisory France. Dotés de liquidités toujours aussi abondantes, «les acheteurs estiment qu’il existe en France de bonnes opportunités», ajoute Philippe Perello. Et la région francilienne rafle la mise. D’ici la fin de cette année, le volume des investissements réalisés en Île-de-France devrait s’établir entre 21 et 22 milliards d’euros, c’est 80 % de ce qui est enregistré à l’échelle de l’Hexagone. «C’est pour cette région un niveau supérieur à ceux des précédentes années et équivalent à celui de

Dans les rangs des acheteurs, on trouve 55 % à 60 % d’opérateurs français, notamment des compagnies d’assurances et des gestionnaires d’actifs. Mais, fait nouveau, les étrangers (asiatiques, américains, allemands) sont de plus en plus nombreux à faire leurs emplettes dans l’Hexagone. La France et particulièrement l’Île-de-France constituent pour ces investisseurs mondiaux un marché qui compte en Europe. Une récente étude d’AEW, un groupe de conseil en investissement et gestionnaire d’actifs immobiliers, indique que malgré «la remontée attendue des taux, le dynamisme de certains marchés européens, dont la France, reste positif».

D’après le palmarès 2018 des villes du monde les plus attractives aux yeux des investisseurs immobiliers publié en novembre dernier par Cushman & Wakefield, Paris arrive en quatrième position derrière New York, Los Angeles et Londres. Avec plus de 54,5 millions de mètres carrés de bureaux et 1 400 sites d’activité économique répartis sur plus de 32 000 hectares, la région capitale est aujourd’hui le second marché d’Europe juste derrière celui du Grand Londres. La réalisation de grands projets de transports (Grand Paris Express, Charles-de-Gaulle Express, RER E, extension de lignes de métro), l’organisation des Jeux olympiques en 2024 et l’accueil récent de sociétés quittant Londres en raison du Brexit sont autant d’éléments positifs qui participent à l’attractivité du territoire. En dépit «d’une compression des taux de rendement qui semble s’être stabilisée en 2018, les investisseurs continuent d’avoir une appétence forte pour la pierre», résume Philippe Perello.

 
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